
Lors de la crise qui a débutée en 2002, La Première est suspendue dans les zones sous contrôle de la rébellion. Cela réduit considérablement l'audience de la chaîne.
L'entreprise fait des choix inopportuns et sombre petit à petit. Elle traine des dettes et des créances non récupérables. Il n'y a pas plus de vision globale. Les chaines servent d'instrument de propagande. Elle ne joue presque plus son rôle d'entreprise de service public de média.
De 2010-2011, la chaîne devient l'outil de propagande du président défait aux élections de 2010. Le vainqueur Alassane Ouattara se voit obligé de créer une chaîne de télévision dénommée Télévision Côte d'Ivoire TCI et une chaine de radio pour porter la voix de la Côte d'Ivoire. TCI commence à émettre le 22 janvier 2011.
Pendant la crise, les installations de la RTI sont détruites, le matériel est pillé. Désormais, la RTI en tant que média n'existe plus. Ce sont les chaines de télévision et de radio.
Après avoir diffusé les émissions de la TCI depuis le 11 avril 2011, Le 9 août 2011, la chaîne est de nouveau diffusée avec le logo RTI1. La programmation de celle-ci est généraliste et institutionnelle et diffère donc de RTI 2 qui propose des programmes culturels.
C'est le renouveau des médias publics ivoiriens avec une volonté affichée par les dirigeants d'en faire des instruments au service de la cohésion sociale et de la réconciliation. A la faveur de la libéralisation du paysage audiovisuel qui est annoncée par les autorités ivoiriennes, la RTI veut se donner les moyens d'être une entreprise médiatique moderne. Le Président de la République a décidé de lui fournir les moyens de son ambition. Après la crise, d'énormes moyens ont été dégagés pour remettre sur pied les chaînes. L'objectif reste la couverture totale du territoire et de porter la voix de la Côte d'Ivoire. Une station régionale dans la Centre du pays à Bouaké a été remise sur pied pour plus de proximité.






